SANTÉ PUBLIQUE/ Lutte contre la lèpre en Côte d’Ivoire : Agboville scelle l’engagement national pour une éradication d’ici 2030

 


 

​Sous les voûtes de la cathédrale d'Agboville, la 73ᵉ Journée mondiale de lutte contre la lèpre a pris, ce dimanche 26 avril 2026, des allures de mobilisation nationale. Entre émotion et engagements politiques, le message est clair : la maladie n'est pas une fatalité, mais l'indifférence est une complicité.




​« On la croyait oubliée, elle frappe pourtant toujours. À Agboville, le ministre Pierre N’gou Dimba a appelé à un réveil des consciences : la lèpre doit cesser d'être une maladie de l'ombre pour devenir un combat de chaque instant. »​La lutte contre la lèpre s'inscrit désormais dans une démarche transversale, impliquant décideurs administratifs, leaders d'opinion et partenaires techniques. 

Ce rassemblement à Agboville a scellé l'engagement des autorités religieuses et traditionnelles aux côtés de l'État et de l'OMS. Le ministre de la Santé a souligné l'importance de cette "union sacrée", précisant que la sensibilisation doit désormais traverser toutes les couches sociales, sans aucune exception, grâce à la collaboration active des églises et des mosquées

Contrairement aux idées reçues, la lèpre n'appartient pas au passé. En Côte d'Ivoire, elle reste une menace active avec une moyenne de 600 nouveaux diagnostics annuels, touchant de nombreux enfants. Les récentes campagnes de dépistage à Agboville confirment la circulation persistante du bacille.

Face à cette réalité, Pierre N’gou Dimba a pointé du doigt la responsabilité de tous : « Notre silence et notre indifférence nous rendent complices », a-t-il affirmé, exhortant la population à briser les chaînes de la stigmatisation.

La victoire contre la maladie repose sur un atout majeur : le traitement est disponible et entièrement gratuit dans tout le pays. L'intégration des soins dans la Couverture Maladie Universelle (CMU) vient faciliter davantage l'accès aux médicaments.

Pour le ministre, l'enjeu n'est plus technique mais social : « Nous possédons les remèdes et l'expertise. C'est l'engagement de chacun qui fera la différence. » Il a rappelé qu'un diagnostic rapide reste le meilleur rempart contre les séquelles physiques irréversibles.

L'émotion était à son comble lors des témoignages des malades, dont la bravoure a souligné le besoin vital de solidarité. Au-delà des soins médicaux, le gouvernement prévoit d'accompagner les patients vers l'autonomie grâce au financement d'activités génératrices de revenus. L'objectif est clair : transformer la survie en une véritable réintégration sociale. 

Sanda hamed

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